Moulin de la dérivation de Mœurs
Le Moulin de Mœurs, à Mœurs-Verdey, appartient lui aussi aux plus anciens ouvrages du Haut Morin. Il est classé dans l’étude parmi les ouvrages « fondés en titre », c’est-à-dire bénéficiant d’un droit d’eau ancien reconnu par l’administration. Cet aménagement très ancien est attesté en 1157. Il ne s’agit pas seulement d’un moulin mais d’un système hydraulique utilisant une dérivation du Grand Morin.
Le secteur de Mœurs présente toutefois une particularité exceptionnelle : au Moyen Âge, le Grand Morin a été partiellement détourné vers le ruisseau des Auges. Cette dérivation, réalisée au XIIᵉ siècle, servait notamment à alimenter Sézanne en eau et en énergie hydraulique.
Les moulins et dérivations de Sézanne
Sézanne constitue un cas exceptionnel dans l’histoire du Grand Morin. Au XIIᵉ siècle, les comtes de Champagne font aménager une dérivation de la rivière afin d’apporter l’eau jusqu’à la ville. Le nouveau système hydraulique alimente alors les fontaines, jardins et surtout de nombreux moulins.
Le Grand Morin devient ainsi, à Sézanne, beaucoup plus qu’une simple rivière : il est transformé en véritable système hydraulique urbain, permettant de produire de l’énergie et de soutenir l’activité économique de la ville.
Le site de Sézanne conserve aujourd’hui la mémoire de plusieurs anciens moulins et minoteries, dont le Moulin Saint-Hubert, associé plus tard à l’industrie optique. L’histoire industrielle locale montre ainsi comment les anciens moulins ont pu changer de fonction avec l’arrivée de nouvelles techniques.
Moulin de la dérivation de Mœurs, Moulin (Moulins du Grand Morin)
Le Grand Morin a été, pendant des siècles, une véritable rivière industrielle, avec des moulins à blé, à draps, à tan, à huile, puis surtout des papeteries. On compta jusqu'à 100 moulins dans la vallée. Des moulins dès le Moyen Âge L'utilisation de l'énergie du Grand Morin est extrêmement ancienne. Les premières traces…

