Moulin de Quintejoie
Le Moulin de Quintejoie est l’un des grands moulins médiévaux du secteur aval.
Il est attesté dès 1209.
Cette année-là, les Templiers de la commanderie de Chevru acquièrent une partie du moulin auprès de Pierre de Cornillon, de Meaux, avant d’en obtenir l’autre partie. Le moulin est donc déjà un établissement suffisamment important pour faire l’objet de transactions foncières et de revenus seigneuriaux.
Des redevances en blé prélevées sur le Moulin de Quintejoie sont également mentionnées dans les documents liés à la chapelle de Mont-Denis.
Il s’agit donc d’un excellent exemple de moulin seigneurial médiéval, inséré dans un réseau de droits, de rentes et de possessions religieux
Moulin de Quintejoie, Moulin (Moulins du Grand Morin)
Le Grand Morin a été, pendant des siècles, une véritable rivière industrielle, avec des moulins à blé, à draps, à tan, à huile, puis surtout des papeteries. On compta jusqu'à 100 moulins dans la vallée. Des moulins dès le Moyen Âge L'utilisation de l'énergie du Grand Morin est extrêmement ancienne. Les premières traces de moulins remontent au IXᵉ siècle, avec notamment le moulin du Mont-Éric à Montry, mentionné en 853. D'autres établissements apparaissent ensuite au XIIᵉ siècle : 1157 : un moulin est mentionné sur une dérivation du Grand Morin ; 1202 : moulin Drevault ou Arnould à Villiers-sur-Morin ; 1209 : moulin de Quintejoie à Couilly ; 1220 : moulin du Pont-aux-Dames ; 1226 : Moulin-Neuf à Saint-Germain ; 1228 : moulin à Esbly ; 1237 : moulin du Saule à Couilly ; 1363 : moulin de La Chapelle à Crécy. Le moulin médiéval est avant tout un moulin à blé. L'eau fait tourner une roue qui entraîne les meules. Dans une société essentiellement agricole, il constitue un équipement indispensable à l'économie locale. Les seigneuries possèdent souvent plusieurs moulins et en tirent des revenus. Le moulin est donc à la fois un outil…

