Moulin de Boissy
Le Moulin de Boissy constitue un autre élément essentiel du complexe papetier.
Il devient une succursale de Sainte-Marie. Son rôle est spécialisé : il reçoit de la pâte par bateau, procède au délissage, au bouillissage et à la première trituration.
Cette organisation révèle le degré d’industrialisation atteint par les papeteries du Grand Morin au XIXe siècle. Les différents moulins ne fonctionnent plus comme des unités isolées : ils forment une chaîne de production, chaque établissement réalisant une étape particulière.
Le Moulin de Boissy fait aujourd’hui partie des sites industriels reconvertis de la vallée.
Le Moulin des Trois-Piles illustre parfaitement la transformation d’un ancien moulin à grains en établissement industriel.
À l’origine, il s’agissait d’un moulin à blé. Avec le développement de la papeterie, son énergie hydraulique est utilisée pour la fabrication du papier. L’établissement acquiert une importance économique considérable en fournissant du travail à une population ouvrière locale.
Les Archives départementales soulignent précisément cette évolution : le moulin des Trois-Piles, d’abord moulin à grains, devient un établissement papetier important.
Moulin de Boissy, Moulin (Moulins du Grand Morin)
Le Grand Morin a été, pendant des siècles, une véritable rivière industrielle, avec des moulins à blé, à draps, à tan, à huile, puis surtout des papeteries. On compta jusqu'à 100 moulins dans la vallée. Des moulins dès le Moyen Âge L'utilisation de l'énergie du Grand Morin est extrêmement ancienne. Les premières traces de moulins remontent au IXᵉ siècle, avec notamment le moulin du Mont-Éric à Montry, mentionné en 853. D'autres établissements apparaissent ensuite au XIIᵉ siècle : 1157 : un moulin est mentionné sur une dérivation du Grand Morin ; 1202 : moulin Drevault ou Arnould à Villiers-sur-Morin ; 1209 : moulin de Quintejoie à Couilly ; 1220 : moulin du Pont-aux-Dames ; 1226 : Moulin-Neuf à…

