Dhuys et Morin-en-Brie
Dhuys et Morin-en-Brie (02) : quatre villages au cœur de la Brie champenoise
Située dans le sud de l’Aisne, en région Hauts-de-France, Dhuys et Morin-en-Brie est une commune nouvelle créée le 1er janvier 2016 par le regroupement d’Artonges, de La Celle-sous-Montmirail, de Fontenelle-en-Brie et de Marchais-en-Brie. Sa mairie se trouve à Marchais-en-Brie. Selon l’INSEE, évolution de la population de Dhuys et Morin-en-Brie, la commune comptait 825 habitants en 2022 ; la population municipale en vigueur est de 821 habitants. Sur la série historique reconstituée à périmètre comparable, le minimum est de 532 habitants en 1982, tandis que le maximum atteint 825 habitants en 2022. Le territoire couvre 40,04 km², soit environ 20,6 habitants au km². Son identité géographique est inscrite dans son nom : la Dhuys, également orthographiée Dhuis, et le Petit Morin traversent ce secteur de la Brie. L’habitat reste dispersé entre les quatre bourgs et leurs hameaux, notamment Coucermont, Vinet et Courtehaye autour de La Celle-sous-Montmirail, ainsi que Le Tremblay, La Chaise et Villemoyenne dans le secteur de Marchais-en-Brie. Cette organisation conserve la personnalité des anciens villages tout en les réunissant dans une même administration.
Églises, hameaux et mémoire rurale
Le patrimoine de Dhuys et Morin-en-Brie se découvre dans ses quatre anciens territoires. À Marchais-en-Brie, l’église Saint-Martin fait l’objet de travaux de restauration, notamment pour préserver ses façades, ses voûtes et ses vitraux. À Artonges, l’église Saint-Pierre conserve des œuvres religieuses anciennes, dont des tableaux ayant nécessité des opérations de restauration. À La Celle-sous-Montmirail, un vitrail réalisé par la maître-verrier Élodie Lemaître a été présenté en juin 2020 : sa composition évoque la Croix du Christ et l’Arbre du jardin d’Éden. Ces édifices témoignent d’une histoire locale faite de petites paroisses, de fermes et de hameaux plutôt que d’un centre urbain unique. Les salles des fêtes réparties dans les quatre villages accueillent repas, lotos et fêtes de voisinage ; le calendrier municipal montre que ces rendez-vous rythment la vie associative. Concernant l’école, les moulins et les lavoirs, les documents consultés ne permettent pas d’établir un inventaire exhaustif et fiable à l’échelle de la commune nouvelle. Pour approfondir l’histoire de chaque village, la page officielle Nos quatre territoires rassemble les présentations communales et les informations sur les restaurations patrimoniales.
Agriculture, artisans et entreprises
L’économie de Dhuys et Morin-en-Brie conserve une forte composante agricole. Selon le dossier complet de l’INSEE, la commune comptait 15 établissements employeurs fin 2024. Parmi eux, 7 relevaient de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche, soit près de 47 % du total. La construction représentait trois établissements, l’industrie deux, et le commerce ainsi que les services deux autres. Ces chiffres concernent les établissements employeurs, et non l’ensemble des exploitations ou des indépendants. Le territoire accueille également des artisans et des entreprises de proximité, répartis entre les quatre bourgs et les fermes environnantes. La mairie et les élus délégués assurent la gestion quotidienne de chaque secteur ; des travaux de voirie, l’entretien des bâtiments communaux et la restauration des églises figurent parmi les dossiers municipaux récents. Les activités commerciales plus nombreuses et certains services sont accessibles à proximité, notamment à Montmirail.
Dhuys et Morin-en-Brie : la vallée du Petit Morin et le tourisme ferroviaire
Le Petit Morin constitue un élément essentiel du paysage et de l’identité de Dhuys et Morin-en-Brie. Il traverse le territoire et relie ses prairies, ses fonds de vallée et ses terres cultivées. La rivière a également donné son nom à la commune nouvelle, avec la Dhuys et la région naturelle de la Brie. Pour les visiteurs, les possibilités de découverte reposent surtout sur les routes rurales, les paysages agricoles, les églises et les promenades dans les environs. Une activité originale se trouve à proximité : le Tourisme ferroviaire de la Brie champenoise à l’Omois propose, en saison, un trajet commenté à bord d’un autorail Picasso des années 1950 entre Montmirail et Artonges. La balade dure environ 1 h 35 et permet de redécouvrir l’ancienne ligne ferroviaire sous un angle patrimonial. Les circulations annoncées pour 2026 ont lieu le dimanche, du 31 mai au 4 octobre, sur réservation. Les détails pratiques figurent sur la page officielle du Tourisme ferroviaire de la Brie champenoise à l’Omois. Cette excursion peut se combiner avec la visite des quatre villages et une découverte de Montmirail et de la vallée du Petit Morin, dont les anciens moulins rappellent l’importance historique de l’eau dans l’économie rurale.


