
Sablonnières
Sablonnières : quatre facettes d’un village du Petit Morin
Une commune de vallée entre bourg et plateau
Située dans l’est de la Seine-et-Marne, au sein de la Brie des Morin, Sablonnières s’étend sur environ 14 km² autour du Petit Morin et de ses coteaux. L’INSEE dénombre 791 habitants en 2023. Dans la série historique depuis 1968, le minimum est de 443 habitants en 1975, tandis que le maximum récent est de 791 habitants en 2023 ; la commune a donc connu une progression marquée depuis les années 1970. Le bourg se situe au fond de la vallée, tandis que les terres agricoles et les hameaux s’étirent sur les hauteurs. Le nom du village est attesté sous plusieurs formes anciennes, notamment Sablonieres vers 1172 et Sablonneriae en 1295. Son origine est généralement rapprochée du mot « sablon », un sable fin autrefois exploité ; des formations sableuses ont bien été identifiées sur le territoire, de part et d’autre de la rivière.
Sources : INSEE et historique et toponymie locale.
Une église médiévale, une école ancienne et les traces du « Tacot »
Au centre du bourg, l’église Saint-Martin, dont la construction remonte au Moyen Âge, domine les maisons briardes avec son clocher en bâtière. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 20 novembre 1986. L’histoire de l’enseignement local est attestée dès le XVIIe siècle : Dominique Marcoin est mentionné comme maître d’école en 1642, puis comme « recteur des écoles » en 1657. Le patrimoine de Sablonnières raconte aussi la vie quotidienne autour de l’eau : d’anciennes vues montrent un bateau-lavoir sur le Petit Morin et un lavoir près du ru d’Avaleau. Le moulin du village a lui aussi connu plusieurs usages, jusqu’à être transformé en usine de verres d’optique. Autre épisode marquant, le Tacot du Petit Morin reliait la vallée à La Ferté-sous-Jouarre et Montmirail. La gare de Sablonnières a favorisé les déplacements et l’expédition des productions locales ; la ligne a définitivement cessé son service en 1947. Des bâtiments de l’ancienne gare et des ouvrages de l’ancienne voie ferrée restent des témoins de cette époque.
Sources : église Saint-Martin, histoire de l’école, communications et transports.
De la vannerie aux activités économiques actuelles
L’économie historique de Sablonnières s’est appuyée sur l’agriculture, les moulins et l’artisanat. À la fin du XIXe siècle, la vannerie en osier prit de l’ampleur dans la vallée du Petit Morin : les paniers, malles et autres objets fabriqués localement pouvaient être expédiés vers Coulommiers, Meaux et Paris grâce au chemin de fer. Deux pressoirs à pommes sont également mentionnés dans les sources historiques, l’un dans le bourg, l’autre au Vautron. Le moulin transformé en usine de verres d’optique illustre une autre forme de diversification industrielle. Aujourd’hui, le tissu économique doit être décrit avec prudence : les statistiques de population ne suffisent pas à identifier les principaux employeurs actuels, et les anciennes activités ne doivent pas être présentées comme toujours en fonctionnement. Les sources municipales et intercommunales constituent les meilleurs points de départ pour vérifier les commerces, artisans et entreprises encore présents.
Sources : histoire de l’artisanat et de l’industrie locale et Communauté de communes des Deux Morin.
Le Petit Morin à Sablonnières, les moulins et les promenades de vallée
Sablonnières est directement traversée par le Petit Morin, qui façonne son relief et relie les deux rives par plusieurs ponts. Le pont de pierre de la route de La Chenée, construit en 1848 puis partiellement reconstruit en 1955, témoigne des aménagements nécessaires à la circulation dans cette vallée. Le tourisme local repose sur la découverte de ce paysage, de ses fermes et de ses moulins, mais aussi de l’église et des traces de l’ancienne voie ferrée. Un circuit de randonnée proposé au départ de l’église Saint-Martin parcourt environ 11 km, pour une durée indicative de 3 h 30, à travers les deux rives du Petit Morin et les chemins des environs. Le parcours permet de comprendre comment le bourg, les hameaux, les exploitations agricoles et les voies de communication se sont organisés autour de la rivière. Pour une visite, les informations de Provins Tourisme et la trace de randonnée publiée sur Cirkwi permettent de préparer l’itinéraire.
