Moulin de Verdey
À Verdey, aujourd’hui intégré à la commune de Mœurs-Verdey, subsiste un ancien moulin particulièrement intéressant. La commune indique qu’il était alimenté par les nombreuses sources du village et qu’il avait d’abord été un moulin à farine.
Son histoire illustre parfaitement la transformation des moulins ruraux : en 1836, le site est acquis par M. Berthiot pour le surfaçage des verres optiques. L’activité est ensuite transférée à Sézanne en 1848, où elle devient une véritable industrie optique. Une partie du matériel de l’ancien moulin est encore conservée, à l’exception de la roue hydraulique.
Moulin de Verdey, Moulin (Moulins du Grand Morin)
Le Grand Morin a été, pendant des siècles, une véritable rivière industrielle, avec des moulins à blé, à draps, à tan, à huile, puis surtout des papeteries. On compta jusqu'à 100 moulins dans la vallée. Des moulins dès le Moyen Âge L'utilisation de l'énergie du Grand Morin est extrêmement ancienne. Les premières traces de moulins remontent au IXᵉ siècle, avec notamment le moulin du Mont-Éric à Montry, mentionné en 853. D'autres établissements apparaissent ensuite au XIIᵉ siècle : 1157 : un moulin est mentionné sur une dérivation du Grand Morin ; 1202 : moulin Drevault ou Arnould à Villiers-sur-Morin ; 1209 : moulin de Quintejoie à Couilly ; 1220 : moulin du Pont-aux-Dames ; 1226 : Moulin-Neuf à Saint-Germain ; 1228 : moulin à Esbly ; 1237 : moulin du Saule à Couilly ; 1363 : moulin de La Chapelle à Crécy. Le moulin médiéval est avant tout un moulin à blé. L'eau fait tourner une roue qui entraîne les meules. Dans une société essentiellement agricole, il constitue un équipement indispensable à l'économie locale. Les seigneuries possèdent souvent plusieurs moulins et en tirent des revenus. Le moulin est donc à la fois un outil agricole, une entreprise et une source de revenus seigneuriaux. Une rivière entièrement aménagée Au fil des siècles, les hommes vont multiplier les biefs, vannages, seuils et retenues afin…

