Moulin de la Planche
Le Moulin de la Planche est spectaculaire.
Il est spécialisé dans la trituration des résidus et déchets provenant des autres usines des Papeteries du Marais. Il possède trois cylindres et deux cuves destinées à la fabrication manuelle de papiers communs.
En 1844, la roue et les engrenages sont remplacés, ce qui permet d’installer un quatrième cylindre.
En 1851, un pont à voitures est construit. En 1858, deux grands générateurs de vapeur et quatre cylindres supplémentaires sont installés. La vapeur d’échappement est récupérée pour le séchage du carton.
Le Moulin de la Planche représente donc parfaitement le passage du moulin hydraulique traditionnel à l’usine moderne combinant force hydraulique et vapeur.
Moulin de la Planche, Moulin (Moulins du Grand Morin)
Le Grand Morin a été, pendant des siècles, une véritable rivière industrielle, avec des moulins à blé, à draps, à tan, à huile, puis surtout des papeteries. On compta jusqu'à 100 moulins dans la vallée. Des moulins dès le Moyen Âge L'utilisation de l'énergie du Grand Morin est extrêmement ancienne. Les premières traces de moulins remontent au IXᵉ siècle, avec notamment le moulin du Mont-Éric à Montry, mentionné en 853. D'autres établissements apparaissent ensuite au XIIᵉ siècle : 1157 : un moulin est mentionné sur une dérivation du Grand Morin ; 1202 : moulin Drevault ou Arnould à Villiers-sur-Morin ; 1209 : moulin de Quintejoie à Couilly ; 1220 : moulin du Pont-aux-Dames ; 1226 : Moulin-Neuf à Saint-Germain ; 1228 : moulin à Esbly ; 1237 : moulin du Saule à Couilly ; 1363 : moulin de La Chapelle à Crécy. Le moulin médiéval est avant tout un moulin à blé. L'eau fait tourner une roue qui entraîne les meules. Dans une société essentiellement agricole, il constitue un équipement indispensable à l'économie locale. Les seigneuries possèdent souvent plusieurs moulins et en tirent des revenus. Le moulin est donc à la fois un outil…

