Moulin du Mont-Éric
Le Moulin du Mont-Éric constitue l’une des plus anciennes attestations documentaires d’un moulin sur le Grand Morin. Il est mentionné dès 853, ce qui en fait l’un des témoignages les plus précoces de l’exploitation hydraulique de la vallée.
Cette ancienneté montre que l’utilisation de l’énergie du Grand Morin ne commence pas avec les grands moulins industriels des XVIIIe et XIXe siècles. Dès le haut Moyen Âge, la force du cours d’eau était suffisamment maîtrisée pour faire fonctionner des installations destinées à la transformation des productions agricoles.
Le moulin a depuis disparu, mais sa mention est fondamentale pour l’histoire de la rivière : il témoigne de l’ancienneté exceptionnelle de la domestication du Grand Morin.
Moulin du Mont-Éric, Moulin (Moulins du Grand Morin)
Le Grand Morin a été, pendant des siècles, une véritable rivière industrielle, avec des moulins à blé, à draps, à tan, à huile, puis surtout des papeteries. On compta jusqu'à 100 moulins dans la vallée. Des moulins dès le Moyen Âge L'utilisation de l'énergie du Grand Morin est extrêmement ancienne. Les premières traces de moulins remontent au IXᵉ siècle, avec notamment le moulin du Mont-Éric à Montry, mentionné en 853. D'autres établissements apparaissent ensuite au XIIᵉ siècle : 1157 : un moulin est mentionné sur une dérivation du Grand Morin ; 1202 : moulin Drevault ou Arnould à Villiers-sur-Morin ; 1209 : moulin de Quintejoie à Couilly ; 1220 : moulin du Pont-aux-Dames ; 1226 : Moulin-Neuf à Saint-Germain ; 1228 : moulin à Esbly ; 1237 : moulin du Saule à Couilly ; 1363 : moulin de La Chapelle à Crécy. Le moulin médiéval est avant tout un moulin à blé. L'eau fait tourner une roue qui entraîne les meules. Dans une société essentiellement agricole, il constitue un équipement indispensable à l'économie locale. Les seigneuries possèdent souvent plusieurs moulins et en tirent des…

