Moulin Neuf
Le Moulin Neuf est le second moulin médiéval de Saint-Germain.
Il est également attesté dès le XIIe siècle.
Son nom de « Moulin Neuf » ne doit pas être interprété comme la preuve d’une construction moderne : dans la toponymie médiévale, « neuf » désigne souvent un établissement nouveau par rapport à un moulin plus ancien.
Il constitue avec le Moulin Vieux un des ensembles hydrauliques les plus anciens encore visibles sur le Grand Morin.
Le Moulin Vieux est l’un des deux moulins de Saint-Germain attestés dès le XIIe siècle.
La commune indique que les deux moulins médiévaux — Moulin Vieux et Moulin Neuf — sont encore visibles aujourd’hui.
Leur ancienneté est remarquable : ils montrent que le Grand Morin était déjà équipé d’ouvrages hydrauliques permanents à l’époque où se formaient les villages et les domaines seigneuriaux de la vallée.
Moulin Neuf, Moulin (Moulins du Grand Morin)
Le Grand Morin a été, pendant des siècles, une véritable rivière industrielle, avec des moulins à blé, à draps, à tan, à huile, puis surtout des papeteries. On compta jusqu'à 100 moulins dans la vallée. Des moulins dès le Moyen Âge L'utilisation de l'énergie du Grand Morin est extrêmement ancienne. Les premières traces de moulins remontent au IXᵉ siècle, avec notamment le moulin du Mont-Éric à Montry, mentionné en 853. D'autres établissements apparaissent ensuite au XIIᵉ siècle : 1157 : un moulin est mentionné sur une dérivation du Grand Morin ; 1202 : moulin Drevault ou Arnould à Villiers-sur-Morin ; 1209 : moulin de Quintejoie à Couilly ; 1220 : moulin du Pont-aux-Dames ; 1226 : Moulin-Neuf à Saint-Germain ; 1228 : moulin à Esbly ; 1237 : moulin du Saule à Couilly ; 1363 : moulin de La Chapelle à Crécy. Le moulin médiéval est avant tout un moulin à blé. L'eau fait tourner une roue qui entraîne les meules. Dans une société essentiellement agricole, il constitue un…

