Moulin de Gilles / Martigny
Le Moulin de Gilles, également appelé Moulin de Martigny, fait partie des neuf moulins signalés entre Couilly et Saint-Germain en 1877.
Il appartient à la série des petits établissements qui exploitaient les différents bras du Grand Morin dans cette partie de la vallée.
Comme les autres moulins du secteur, son fonctionnement dépendait d’un réseau de biefs et de retenues dont plusieurs ont aujourd’hui disparu ou ont été profondément modifiés.
Moulin de Gilles / Martigny, Moulin (Moulins du Grand Morin)
Le Grand Morin a été, pendant des siècles, une véritable rivière industrielle, avec des moulins à blé, à draps, à tan, à huile, puis surtout des papeteries. On compta jusqu'à 100 moulins dans la vallée. Des moulins dès le Moyen Âge L'utilisation de l'énergie du Grand Morin est extrêmement ancienne. Les premières traces de moulins remontent au IXᵉ siècle, avec notamment le moulin du Mont-Éric à Montry, mentionné en 853. D'autres établissements apparaissent ensuite au XIIᵉ siècle : 1157 : un moulin est mentionné sur une dérivation du Grand Morin ; 1202 : moulin Drevault ou Arnould à Villiers-sur-Morin ; 1209 : moulin de Quintejoie à Couilly ; 1220 : moulin du Pont-aux-Dames ; 1226 : Moulin-Neuf à Saint-Germain ; 1228 : moulin à Esbly ; 1237 : moulin du Saule à Couilly ; 1363 : moulin de La Chapelle à Crécy. Le moulin médiéval est avant tout un moulin à blé. L'eau fait tourner une roue qui entraîne les meules. Dans une société essentiellement agricole, il constitue un équipement indispensable à l'économie locale. Les seigneuries possèdent souvent plusieurs moulins et en tirent des revenus. Le moulin est donc à la fois un outil agricole, une entreprise et une source de revenus seigneuriaux. Une rivière entièrement aménagée Au fil des siècles, les hommes vont multiplier les biefs, vannages, seuils et retenues afin de maîtriser l'énergie de la rivière. C'est ce qui explique la physionomie particulière de certains villages du Grand Morin. À Crécy-la-Chapelle,…

