Moulin de Herouin / Petit-Pont
Les sources communales de Couilly-Pont-aux-Dames recensent, en 1877, neuf moulins à eau entre Couilly et Saint-Germain.
Parmi eux figure le moulin d’Arnoult, également appelé Petit-Pont ou Herouin, moulin à grain.
Le bâtiment a connu une longue dégradation avant de disparaître presque entièrement. En 2006, un incendie a détruit ce qui subsistait du moulin.
Son histoire illustre le destin de nombreux petits moulins du Grand Morin : après plusieurs siècles d’activité, ils ont perdu leur fonction économique, leurs biefs se sont envasés et les bâtiments ont finalement disparu.
Moulin de Herouin / Petit-Pont, Moulin (Moulins du Grand Morin)
Le Grand Morin a été, pendant des siècles, une véritable rivière industrielle, avec des moulins à blé, à draps, à tan, à huile, puis surtout des papeteries. On compta jusqu'à 100 moulins dans la vallée. Des moulins dès le Moyen Âge L'utilisation de l'énergie du Grand Morin est extrêmement ancienne. Les premières traces de moulins remontent au IXᵉ siècle, avec notamment le moulin du Mont-Éric à Montry, mentionné en 853. D'autres établissements apparaissent ensuite au XIIᵉ siècle : 1157 : un moulin est mentionné sur une dérivation du Grand Morin ; 1202 : moulin Drevault ou Arnould à Villiers-sur-Morin ; 1209 : moulin de Quintejoie à Couilly ; 1220 : moulin du Pont-aux-Dames ; 1226 : Moulin-Neuf à Saint-Germain ; 1228 : moulin à Esbly ; 1237 : moulin du Saule à Couilly ; 1363 : moulin de La Chapelle à Crécy. Le moulin médiéval est avant tout un moulin à blé. L'eau fait tourner une roue qui entraîne les meules. Dans une société essentiellement agricole, il constitue un équipement indispensable à l'économie locale. Les seigneuries possèdent souvent plusieurs moulins et en tirent des revenus. Le moulin est donc à la fois un outil agricole, une entreprise et une source de revenus seigneuriaux. Une rivière entièrement aménagée Au fil des siècles, les hommes vont multiplier les biefs, vannages, seuils et retenues afin de maîtriser l'énergie de…

